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Local des groupes de Genève.

Réunion mensuelle du groupe LGBT

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Réunion du groupe Droits des Femmes.
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Réunion mensuelle du groupe Droits des Femmes

05 octobre 2010 à 20h15
Réunion du groupe 1.
Local des groupes de Genève.

Réunion mensuelle du groupe 1

Foire aux questions


Qu'est-ce qu'Amnesty International ?

Amnesty International est un mouvement mondial dont les membres militent en faveur des droits humains. Notre travail s'appuie sur des recherches minutieuses et sur les normes adoptées par la communauté internationale. Nous sommes indépendants de tout gouvernement, de toute idéologie politique, de tout intérêt économique et de toute religion.

Amnesty International mobilise des militants bénévoles, des personnes qui offrent une partie de leur temps et de leur énergie par solidarité avec ceux dont les droits humains sont bafoués. Nous comptons plus d'un million de membres et de sympathisants dans plus de 140 pays. Nous venons d'horizons très variés, nos opinions politiques et nos croyances religieuses sont très diverses, mais nous sommes unis par notre détermination à œuvrer pour un monde où les droits humains seraient une réalité pour tous.

En Suisse, Amnesty International dispose d'un secrétariat national à Berne, ainsi que trois bureaux régionaux à Zürich, Lausanne et Lugano soutenus par plus de 90 groupes locaux, sociaux ou professionels (dont 6 à Genève) et près de 60'000 membres, sympathisants ou donateurs.

Que fait Amnesty International ?

Amnesty International s'emploie, de façon indépendante et impartiale, à faire respecter l'ensemble des droits humains définis dans la Déclaration universelle des droits de l'homme. L'organisation considère que les droits humains sont interdépendants et indivisibles : tous les droits humains doivent être une réalité de tous les instants pour toutes les personnes et aucun droit ne peut être exercé au détriment d'un autre. Amnesty International vise essentiellement à mettre fin aux graves violations du droit à l'intégrité physique et mentale, des droits à la liberté de conscience et d'expression, ainsi que du droit de ne pas être victime de discrimination.

Depuis sa création, Amnesty International a concentré son action sur les objectifs suivants&nbps;:

  • libérer tous les prisonniers d'opinion ;
  • veiller à ce que tous les prisonniers politiques bénéficient rapidement d'un procès équitable ;
  • abolir la peine de mort, la torture et les autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ;
  • mettre fin aux exécutions extrajudiciaires et aux "disparitions" ;
  • lutter contre l'impunité, en s'efforçant de faire traduire en justice, conformément aux normes internationales, les auteurs de ces atteintes aux droits humains.
Au fil des années, Amnesty International a élargi son mandat aux atteintes aux droits humains commises par des organes non gouvernementaux et des particuliers (agents non gouvernementaux). Amnesty International s'oppose aux exactions perpétrées par des groupes politiques armés (qu'ils contrôlent une portion de territoire ou qu'ils agissent contre le pouvoir en place), telles que les prises d'otages, les actes de torture et les homicides illégaux. En situation de conflit armé, Amnesty International lutte contre les atteintes aux droits fondamentaux des civils et des non-combattants, qu'elles soient le fait de l'un ou de l'autre des belligérants. Amnesty International s'oppose aussi aux violations commises avec la complicité d'un gouvernement, ou à la faveur de son inertie, dans la sphère privée ou dans un groupe de population donné.

Amnesty International est-elle efficace ?

Nous obtenons des résultats tangibles. Nous le savons, parce que les personnes que nous cherchons à aider nous font savoir que notre travail de pression a porté ses fruits. Nous réussissons parfois à persuader les gouvernements de modifier leurs lois et leurs pratiques. Notre solidarité permet quelquefois aux gens de garder espoir. Or, l'espoir est une arme précieuse pour les prisonniers qui luttent pour survivre, pour les proches qui cherchent à obtenir que justice soit faite pour ceux qu'ils aiment, ou pour les défenseurs des droits humains qui travaillent seuls, dans des conditions dangereuses.

Comment Amnesty International travaille-t-elle ?

Chaque fois qu'Amnesty International juge nécessaire d'entreprendre une action pour protéger des personnes dont les droits humains sont bafoués, elle mobilise ses membres.

Nous cherchons à connaître les faits. Nous envoyons sur place des experts qui parlent avec les victimes, assistent aux procès en tant qu'observateurs et s'entretiennent avec des militants des droits humains et des représentants des pouvoirs publics. Nous suivons de près les informations diffusées par plusieurs milliers de médias et nous sommes en contact, dans le monde entier, avec des sources d'information fiables. Les recherches sont effectuées par du personnel expérimenté, qui bénéficie de l'aide de spécialistes dans tout un ensemble de domaines, tels le droit international, les médias et les technologies. Nous publions des rapports détaillés. Nous informons les médias. Nous rendons publics nos sujets de préoccupation sous forme de dépliants, d'affiches, de publicités ou de bulletins d'informations, ainsi que sur Internet.

Dans le monde entier, nos membres, nos sympathisants et nos permanents mobilisent le grand public pour faire pression sur les États et sur les organismes jouissant d'une quelconque influence, afin qu'ils mettent un terme aux atteintes aux droits humains. Nos activités sont très variées : elles englobent la rédaction de lettres, l'éducation aux droits humains, l'organisation de manifestations, de campagnes internationales sur un pays ou un sujet spécifique, de concerts pour la collecte de fonds, l'envoi d'appels ciblés en faveur d'une seule personne, la réalisation de démarches auprès des autorités locales et le travail de pression au sein des organisations intergouvernementales.

Le réseau mondial d'Amnesty International envoie des milliers d'appels en faveur d'individus et de populations en danger. S'il est nécessaire de prendre des mesures d'urgence pour sauver des vies, nous alertons des bénévoles dans le monde entier ; des lettres, des télécopies et des courriers électroniques sont envoyés dans les heures qui suivent. En cas de crise majeure des droits humains, nos membres sont rapidement mobilisés dans le cadre d'une campagne internationale. Nos membres travaillent parfois sur des cas individuels et des sujets spécifiques, au besoin pendant des années, dans le but d'obtenir par exemple la libération de personnes "adoptées" comme prisonniers d'opinion ou l'abolition de la peine de mort dans certains pays.

Amnesty International soutient des programmes qui aident les gens à mieux connaître les droits humains et les moyens à utiliser pour les défendre. Nous mettons au point du matériel destiné aux écoles, nous organisons des programmes de formation de professeurs et nous encourageons les programmes qui s'adressent aux responsables gouvernementaux et au personnel chargé d'assurer la sécurité. Amnesty International engage les gouvernements à ratifier et à respecter les traités internationaux en matière de droits humains et à renforcer les normes internationales relatives à ces droits.

Comment puis-je aider Amnesty International ?

S'engager : en adhérant à Amnesty International, vous devenez membre d'un mouvement mondial. Que vous soyez membre à titre individuel, que vous apparteniez à un groupe local ou que vous fassiez partie d'un réseau spécialisé, votre voix se joindra à beaucoup d'autres afin d'exercer des pressions et de faire changer les choses.

Soutenir : les dons faits à Amnesty International sont essentiels pour la défense des droits humains. Pour garantir son indépendance, Amnesty International ne sollicite ni n'accepte aucune aide financière d'aucun État ni parti politique pour financer ses recherches et ses campagnes contre les atteintes aux droits humains. Le financement d'Amnesty International repose sur les cotisations de ses membres et sur les dons du grand public.

Qui finance le travail d'Amnesty International ?

Amnesty International est indépendante de tout gouvernement, de toute idéologie politique, de tout intérêt économique et de toute religion. Elle ne soutient ni ne combat aucun gouvernement ni système politique, pas plus qu'elle ne partage nécessairement les convictions des victimes dont elle tente de défendre les droits. Pour garantir son indépendance, Amnesty International ne demande ni n'accepte de subventions des gouvernements ni de dons des partis politiques pour financer ses recherches et ses campagnes contre les atteintes aux droits humains. Son financement est assuré par les cotisations de ses membres du monde entier, ainsi que par ses opérations de collecte de fond.

Amnesty International est un mouvement démocratique et autonome, qui n'a de comptes à rendre qu'à ses membres. Toutes les décisions politiques sont prises par des organes élus. Les principales décisions concernant la politique du mouvement sont adoptées par un Conseil international composé de représentants originaires de tous les pays où Amnesty International compte des groupes et des sections nationales. Ces représentants élisent un Comité exécutif international composé de bénévoles, qui applique les décisions et nomme le secrétaire général du mouvement. Ce dernier dirige le Secrétariat international, la base opérationnelle d'Amnesty International.

Comment Amnesty International est-elle née ?

Au début des années 1960, deux étudiants portugais portent un toast à la liberté. Ce simple geste leur vaut sept années d'emprisonnement… Horrifié, un avocat britannique décide d'agir. Peter Benenson, c'est son nom, écrit au journal The Observer pour lancer un appel international en faveur des prisonniers oubliés. Son idée ? Mettre en place un réseau de gens qui bombarderaient les autorités du monde entier de lettres de protestation. Le 28 mai 1961, le quotidien donne le coup d'envoi d'une campagne d'un an (l'Appel de 1961 pour une amnistie), qui invite les gens de tous les horizons à protester contre le fait que des femmes et des hommes sont emprisonnés en raison de leurs convictions politiques ou de leurs croyances religieuses. Ces femmes et ces hommes, ce sont des prisonniers d'opinion.

En un mois, plus de 1000 lecteurs envoient des lettres de soutien et proposent leur aide. Ils transmettent aussi des informations sur de nombreux autres prisonniers d'opinion. En l'espace de six mois, ce qui avait commencé comme un appel s'est transformé en un mouvement international permanent. Au bout d'un an, l'organisation a envoyé des délégués dans quatre pays pour mener des démarches en faveur de plusieurs prisonniers et a pris en charge 210 dossiers. Ses membres ont créé des structures nationales dans sept pays.

Les principes d'impartialité et d'indépendance ont été adoptés dès le départ. L'organisation a mis l'accent sur la protection internationale des droits humains de l'individu. À mesure qu'Amnesty International s'est développée, son objectif premier s'est élargi – au-delà des prisonniers d'opinion – aux victimes d'autres violations : actes de torture, "disparitions" et peine de mort. En 1977, le prix Nobel de la paix est venu récompenser les efforts de l'organisation, également couronnée, en 1978, du prix des Droits de l'homme des Nations unies.

Comment Amnesty International obtient-elle ses informations ?

Spécialisées dans des pays particuliers, les équipes de recherche du Secrétariat International enquêtent sur les informations faisant état d'atteintes aux droits humains, recoupent et vérifient les renseignements émanant de sources et de contacts très divers : prisonniers, personnes proches des prisonniers, avocats, journalistes, réfugiés, diplomates, ordres religieux, milieux associatifs, organismes humanitaires et autres organisations de défense des droits humains. Les chercheurs passent en revue les journaux, les sites Internet et les autres sources d'information.

Amnesty International envoie aussi des missions d'enquête évaluer la situation sur le terrain. Selon les cas, les délégués s'entretiennent avec des détenus et leurs proches, des avocats, des témoins d'atteintes aux droits humains et des militants locaux. Il leur arrive aussi d'assister en observateurs à des procès et de rencontrer des représentants des autorités.

Comment Amnesty International veille-t-elle à la véracité de ses informations ?

Aucun rapport et aucune déclaration ne sont publiés sans un accord du Secrétariat International garantissant l'exactitude du texte, son impartialité politique et sa conformité au mandat d'Amnesty International. L'organisation travaille souvent sur des allégations plutôt que sur des faits incontestables. Elle le fait savoir et demande généralement l'ouverture d'enquêtes sur ces allégations. Si elle commet une erreur, elle publie un rectificatif.

Les informations recueillies par les chercheurs d'Amnesty International ont une réputation de fiabilité et sont largement consultées par des gouvernements, des organisations intergouvernementales, des journalistes, des universitaires, ainsi que par d'autres organisations et groupes de défense des droits humains.

Comment Amnesty International obtient-elle des informations sur les pays "fermés" ?

Lorsqu'Amnesty International se voit refuser l'entrée sur un territoire, ses équipes de recherche doivent parfois s'en remettre à des sources d'information extérieures au pays en question, notamment les médias, les réfugiés et les représentants diplomatiques à l'étranger.

Amnesty International est-elle une organisation politique ?

Amnesty est impartiale. Elle ne soutient ni ne s'oppose à aucun gouvernement ou système politique. Elle estime que les droits humains doivent être universellement respectés. Elle prend en charge des cas lorsqu'elle estime qu'il y a des raisons crédibles pour ce faire, quelles que soient l'idéologie prônée par le gouvernement et les opinions des victimes.

Amnesty International ne s'ingère-t-elle pas dans les affaires internes des États ?

Les droits humains transcendent les frontières. Ce principe a été reconnu par les principales organisations intergouvernementales du monde entier. Le fait même que les Nations Unies se soient dotées d'une Commission des droits de l'homme, qui traite des violations commises dans le monde entier, indique à suffisance que les pratiques des gouvernements en la matière sont une préoccupation légitime qui justifie son examen par la communauté internationale. Amnesty International travaille sur ce principe, et vise à obtenir le respect des règlements internationaux par les gouvernements qui les ont eux-mêmes adoptés.

Pourquoi Amnesty International prend-elle en charge des cas de personnes qui ont violé les lois de leur propre pays ?

Les lois nationales elles-mêmes violent certaines fois les règlements internationaux qui protègent les droits de la personne. Dans de nombreux pays, les législations d'urgence restreignent radicalement les droits de tous les citoyens et permettent des détentions prolongées sans inculpation ni jugement. En examinant chaque situation, l'organisation fait appel aux règlements internationaux relatifs aux droits humains. Le point de vue d'Amnesty International, c'est celui des victimes.

Quels sont les pays où il y a le plus de violations des droits humains ?

Amnesty International ne fait pas de "hit-parade" des pays violant les droits humains. Plutôt que d'établir des comparaisons, Amnesty International se concentre sur la lutte pour mettre fin aux violations spécifiques des droits humains dans chaque cas.

Les droits humains ne sont-ils pas un luxe, plus particulièrement dans les pays les moins développés ?

Il ne peut y avoir de critères différents pour apprécier le respect des droits humains. Ils s'appliquent à chacun et chacune, dans chaque pays. Par ailleurs, les droits économiques, sociaux et culturels ne s'opposent pas aux droits civils et politiques ; ils sont tous essentiels à chaque société, quel que soit son niveau de développement. Sans les droits humains, tout progrès, quel qu'il soit, est difficile à atteindre.

Que fait Amnesty International pour les prisonniers politiques qui ont prôné ou utilisé la violence ?

Elle s'oppose à la torture et à l'exécution de tous les prisonniers, et réclame pour les prisonniers politiques des procès justes, équitables, et rapides, sans considération pour le fait qu'ils seraient accusés d'avoir prôné ou utilisé la violence. Cependant, Amnesty International exige la libération immédiate et inconditionnelle des individus emprisonnés uniquement pour l'exercice non violent de leurs droits fondamentaux.

Comment les membres d'Amnesty International participent-ils à la prise de décision ?

Amnesty International est un mouvement démocratique et participatif. À travers les groupes et les sections, les membres décident de la politique du mouvement qu'ils financent. Toutes les sections ont leur propre structure interne garantissant la participation de leurs membres, et envoient des représentants au Conseil international, où les délégués du monde entier déterminent la politique du mouvement.

Est-il exact qu'Amnesty International a des liens avec des agences de renseignement ?

Non. Amnesty International est indépendante de tous les gouvernements et de leurs agences. Elle agit ouvertement et ne mène pas d'activités d'espionnage.

En s'opposant à la peine de mort, Amnesty International ne condamne-t-elle pas certaines traditions religieuses ?

L'idée des "droits humains" s'est développée à partir d'un mélange d'opinions religieuses et laïques, présentes dans beaucoup de sociétés depuis des siècles. Parmi celles-ci, on trouve les principes universels qui affirment que les individus ont une valeur intrinsèque, et qu'ils devraient traiter les autres de la même manière qu'ils voudraient être traités. Le mouvement compte parmi ses membres des adeptes de toutes les principales religions et philosophies ; chacune de celles-ci propose des enseignements qui peuvent servir de base à l'opposition des membres d'Amnesty International aux violations des droits de la personne. Malgré ce fait, quelques gouvernements justifient les violations des droits humains qu'ils pratiquent en se référant à des enseignements religieux. Amnesty International ne mentionne pas ces enseignements dans ses appels, mais encourage ceux de ses membres qui sont croyants à citer les enseignements correspondants de leur propre foi pour essayer de convaincre leurs coreligionnaires de la valeur du mandat de l'organisation.

Le terme "prisonnier d'opinion" est-il synonyme d'individu "innocent" ou "injustement" détenu ?

Non. Par exemple, une personne détenue erronément pour un crime n'entrerait pas forcément dans la catégorie des prisonniers d'opinion, telle que la définit le mandat d'Amnesty International – à moins que sa détention ne soit que le résultat d'une persécution de cette personne en raison de ses opinions ou de son identité. Dans les dossiers politiques, Amnesty International peut entreprendre une action par son travail pour un procès équitable en faveur de personnes injustement arrêtées, ou en cas de mauvais fonctionnement de la justice, ou encore de manquements dans le système pénal.

Quelle est la position d'Amnesty International par rapport aux objecteurs de conscience ?

Amnesty International estime que toute personne a le droit de refuser d'accomplir un service militaire pour des raisons de conscience ou de conviction personnelle, sans avoir à souffrir de sanction pénale ou physique. Généralement, Amnesty International adopte comme prisonnier d'opinion quiconque est emprisonné pour avoir exercé ce droit, y compris ceux qui, pendant l'accomplissement de leur service militaire, deviennent objecteurs de conscience, ou refusent de prendre part à un conflit particulier, à condition que cette personne n'ai pas rejeté un service alternatif, en dehors de l'armée, et qui ne présente pas un caractère punitif de par sa longueur. Même si Amnesty International demande la libération des objecteurs de conscience, elle n'est pas une organisation pacifiste, et ne prend aucune position sur les conflits armés, le service militaire en tant que tel, ou la conscription.

Quelle est la position d'Amnesty International sur la désobéissance civile ?

On dit de certaines personnes qu'elles participent à des actions de "désobéissance civile" lorsqu'elles commettent des actions non violentes, mais illégales (comme bloquer des routes, ou emprunter des voies interdites), en vue d'exprimer une opposition politique. Quand des personnes sont emprisonnées suite à de tels actes, Amnesty International traite ces cas comme elle traite tous les autres. Elle adoptera des individus comme prisonniers d'opinion si elle trouve qu'ils sont emprisonnés en raison de leurs opinions et de leurs croyances, et qu'ils n'ont pas prôné ou utilisé la violence. Si la peine encourue pour ces actes illégaux excède ce qui est prévu normalement pour ce type de délit, alors Amnesty International les adoptera comme prisonniers d'opinion, en estimant que la sentence ne sert pas à punir un délit, mais les opinions ou l'identité des personnes concernées.

Quelle est la position d'Amnesty International à propos des homosexuels ?

Amnesty International a traditionnellement travaillé pour les prisonniers d'opinion détenus pour l'exercice de leur droit à la liberté d'expression et d'opinion, y compris les individus emprisonnés pour avoir réclamé l'égalité pour les homosexuels. Depuis 1991, Amnesty International a étendu son travail au profit des personnes emprisonnées uniquement pour être, ou soupçonnés d'être, des homosexuels. Ces cas comprennent des personnes emprisonnées pour leur comportement personnel et privé, lorsqu'il a lieu entre adultes librement consentants.

Pourquoi Amnesty International mène-t-elle campagne en faveur de procès rapides et équitables pour les prisonniers politiques, et pas pour tous les prisonniers ?

Bien que la Déclaration universelle des droits de l'homme demande un procès équitable pour tous les prisonniers, les préoccupations d'Amnesty International sont plus limitées. Si une personne est emprisonnée uniquement pour un délit de droit commun, et s'il n'y a pas lieu de penser que soit le crime, soit la peine, sont motivés par des raisons politiques, Amnesty International n'entreprendra pas d'action. Le mouvement ne peut travailler efficacement pour tous les prisonniers qui seraient victimes d'un mauvais fonctionnement de la justice. Amnesty International n'a pas les ressources nécessaires pour cela.

Quelle est la position d'Amnesty International sur les grèves de la faim ?

Il arrive fréquemment que des prisonniers entament des grèves de la faim, comme moyen de pression non violent sur les autorités, ou pour attirer l'attention du public. Amnesty International prend les mesures urgentes pour assister les prisonniers en grève de la faim lorsque leur action est clairement motivée par des raisons qui tombent sous le mandat du mouvement. Si un prisonnier refuse de s'alimenter parce que, par exemple, il ou elle souffre de mauvais traitements ou est sous la menace de la torture, Amnesty International va agir. Notre organisation ne joue par le rôle de médiateur ou de négociateur dans les grèves de la faim, et elle ne prend pas position sur l'alimentation forcée des grévistes, à moins que ceci ne soit une cause de souffrance délibérée.

N'y a-t-il pas de circonstances dans lesquelles la torture ou des exécutions sont justifiées ?

Il n'y a aucune excuse pour la torture, ni aucune excuse pour la peine de mort. Ces deux types de mesure sont des peines cruelles, inhumaines et dégradantes. Certains justifient parfois la torture en affirmant qu'un petit mal peut aider à combattre un plus grand. La torture, disent-ils, permet d'obtenir des informations fiables qui permettent de combattre un "grand mal". Mais des prisonniers torturés vont avouer n'importe quoi, même des actes qu'ils n'ont pas commis. De la même manière, ceux qui défendent la peine de mort affirment que les exécutions rendraient la société plus sûre. Pourtant, on n'a jamais pu prouver que les exécutions avaient un effet dissuasif sur aucun des crimes pour lesquels elle peut être d'application, y compris le terrorisme, le meurtre ou le trafic de drogue. Les exécutions sont discriminatoires, irréversibles et tellement brutales pour la société en général, qu'il y a des preuves qu'elles participent au renforcement de l'atmosphère de violence. Les Nations Unies ont déclaré une interdiction absolue de la torture, et ont reconnu l'intérêt qu'il y aurait à abolir la peine de mort. En s'opposant aux traitements cruels infligés aux prisonniers, Amnesty International ne soutient aucun des crimes qu'ils auraient commis, et elle n'affirme évidemment pas que les criminels ne doivent pas être punis. Elle insiste seulement sur le fait que la punition doit respecter les principes fondamentaux des droits humains.

Amnesty International s'occupe-t-elle des droits économiques et sociaux ?

Pour Amnesty International, les droits humains sont indivisibles, c'est-à-dire qu'on ne peut pas respecter les droits civils et politiques d'une personne sans respecter ses droits économiques, culturels et sociaux. Et vice-versa. Depuis août 2001, le mouvement a décidé de mener des campagnes contre les atteintes graves aux droits économiques, culturels et sociaux, si celles-ci découlent d'une politique de discrimination, ou constituent des violations de la liberté d'opinion et d'expression, ou une atteinte à l'intégrité physique et psychique de la personne. Par ailleurs, Amnesty International travaille à la promotion des textes internationaux relatifs aux droits économiques, culturels et sociaux, ainsi qu'à leur amélioration et à leur application. Elle s'adresse également aux instances telles que le Fonds Monétaire International ou la Banque Mondiale, pour que leurs politiques soient marquées clairement par le respect des droits de la personne.

Que font les membres d'Amnesty International en faveur des droits humains dans leur propre pays ?

En tant que citoyen ordinaire, ou que membre d'un groupe pour les libertés civiles, chacun est libre de s'impliquer à propos de cas ou de causes nationales. Les membres d'Amnesty International sont invités à faire pression sur les autorités de leur propre pays pour, par exemple, l'abolition de la peine de mort, la ratification des traités internationaux ou encore le droit d'asile. Certaines recherches et actions sont menées par des sections sur leur propre pays. Mais Amnesty International a mis en place toutes les garanties nécessaires pour garantir l'indépendance et l'impartialité de son action. Ce sont en effet sur ces deux piliers que repose la crédibilité du mouvement international.


 
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