Chronologie d'Amnesty International: les années 1970 à 1979

Dessin représentant l'impact du travail d'Amnesty International. © AI
1970
Amnesty International soulève une controverse à l'échelle internationale en faisant état d'allégations de mauvais traitements infligés à des prisonniers arabes en Israël.
Fondation de la Section suisse d'Amnesty International le 25 octobre à Zurich.
Au cours de l'année, 520 prisonniers d'opinion ont été libérés. Amnesty International compte 850 groupes dans 27 pays.
1971
L'organisation dépêche à Belfast une commission composée de trois membres et chargée d'enquêter sur des allégations de torture en Irlande du Nord.
Fondation de la section française par Daniel Marchand ; en 1966 il était devenu le premier membre francophone à rejoindre le groupe de Genève.
Amnesty International adopte 1 050 nouveaux cas, 700 prisonniers d'opinion sont libérés.
1972
Amnesty International lance sa première campagne internationale pour l'abolition de la torture.
En octobre, elle obtient un statut consultatif auprès de la Commission interaméricaine des droits de l'homme, qui dépend de l'Organisation des États américains.
Au cours de l'année, Amnesty International adopte 1 271 nouveuax prisonniers, alors que 727 sont libérés.

Professeur Luiz Basilio Rossi. © AI
1973
Le 19 mars, Amnesty International lance sa première véritable Action urgente en faveur de Luiz Basilio Rossi, un professeur brésilien arrêté pour des raisons politiques, qui qualifiera l'intervention de l'organisation de décisive : « Je savais que mon cas avait été porté sur la place publique et qu'ils ne pouvaient plus me tuer. Puis les pressions dont je faisais l'objet ont diminué et mes conditions de détention se sont améliorées. »
Par la suite, sa femme participera à la fondation du Réseau des professionnels de la santé au sein de la section brésilienne d'Amnesty International.
1 580 prisonniers nouvellement adoptés, 842 libérés.
Suite au coup d'état au Chili, le nouveau régime autorise une mission d'Amnesty International à enquêter sur les allégations de violations massives des droits de l'homme.
Suite à un intense travail de pression d'Amnesty International, l'assemblée générale des Nations Unies adopte à l'unanimité une résolution dénoncant la torture et appelant les gouvernements de tous les pays à adéhrer aux instruments internationaux interdisant sa pratique.
1974

Sean MacBride © ONU/Y. Nagata
Sean MacBride (président du Comité exécutif international), qui a consacré sa vie à la défense des droits humains, se voit décerner en octobre le prix Nobel de la Paix pour son action.
Le 11 septembre, un an après le coup d'État militaire au Chili, Amnesty International publie un rapport dénonçant l'oppression politique, les exécutions et les actes de torture sous le régime d'Augusto Pinochet.
1 867 prisonniers sont nouvellement adoptés et 1 059 libérés.
L'ancien prisonnier d'opinion turc Mumtaz Soysal est élu au comité exécutif international (CEI). Le premier groupe d'Amnesty International en Union Soviétique est officiellement reconnu par le CEI.
1975
Les Nations unies adoptent à l'unanimité la Déclaration sur la protection de toutes les personnes contre la torture.
Amnesty International compte 70 000 membres dans 65 pays et 1 592 groupes répartis sur 33 pays.
2 458 prisonniers sont nouvellement adoptés et 1 403 libérés.
1976
En novembre, l'organisation publie une liste de 167 syndicalistes incarcérés dans 16 pays.
Le premier d'une célèbre série de spectacles comiques (Secret Policeman's Ball) est présenté par John Cleese et les Monty Python, en compagnie de nombreux autres artistes. La série se poursuivra en 1977, 1978 et 1981, avec la participation d'autres comiques mais aussi de groupes et de chanteurs tels que Duran Duran, Peter Gabriel, Mark Knopfler, etc. Ces spectacles comiques ou musicaux ouvrent la voie à de grandes manifestations à vocation caritative comme Comic Relief et Live Aid.

Prix Nobel de la Paix. © AI
1977
Amnesty International reçoit en octobre le prix Nobel de la Paix pour « avoir contribué à garantir les bases de la liberté et de la justice et avoir ainsi contribué à la paix dans le monde ».
1978
L'organisation se voit décerner le prix des Nations unies pour les Droits de l'homme pour ses « contributions remarquables sur le terrain des droits de l'homme ».
1979
Amnesty International dresse la liste de 2 665 personnes dont la « disparition » a été signalée en Argentine, à la suite du coup d'État militaire de Jorge Rafael Videla.

1970 - 1979







